Chroniques
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Album 09 décembre 2014 - Par U-Zine
Inferno Sci-Fi Grind'n'Roll
the fall and rise and fall of inferno sci-fi grind'n'roll
Inferno Sci-Fi Grind'n'Roll est le nom du groupe dont vous lisez la chronique. Déjà avec un nom comme ça on s'attendrait à un groupe de Cyber Grind un peu Rock'nRoll mais en fait que dalle. Inferno bordel n'est pas un groupe de Grind. Inferno machin n'est même pas Rock'n'Roll. Inferno truc c'est un pot pourri d'un peu tout et ma mission c'est de vous faire piger un peu l'idée de la chose rien qu'avec des mots. C'est pas gagné...
Hormis qu'il est originaire de Rome, peu d'informations filtrent sur le groupe qui ne propose qu'un lien pour télécharger cet album sur son site officiel et absolument rien d'autre (bravo les gars pour la communication, ça vaut le coup de payer un .com pour ça) et ne dit rien de spéciale sur facebook ni trop rien de spatiale sur myspace. Ils sont cinq et font de la musique très touche à tout mais pour autant pas bordélique. Pas bordélique dans le sens où tout est très propre, très aseptisé, y'a rien qui dépasse. Malheureusement pour un groupe dont on sent la volonté de vouloir étonner, rien ne surprend. Mais alors rien du tout. Chaque piste est un digéré d'inspirations certes diverses mais ressorties telles quelles. Comme lorsqu'on regarde un Tarantino dont on connaît déjà les films dont il s'inspire, Inferno n'apporte rien, pas même le talent de l'hommage qui sied à merveille à notre réalisateur précité. Les jeux sur les sons, les samples, l'électronique laissent pourtant comprendre que les italiens voudraient nous donner leur version de Fantomas, mais en fait rien n'y fait. Aucune spontanéité, aucun émois. Même le jeu de contretemps un peu Mathcore qui voudrait nous faire croire cette fois-ci à un Dillinger Escape Plan du futur n'interloque en rien. On est très loin de la richesse d'un Unexpect ou d'un Diablo Swing Orchestra et la seule impression qui sort est un gros : « Bonjour, on est des excellents musiciens, ultra scolaires, et on fait un truc trop à la mode ultra déstructuré trop intellectuel tu vas voir. Par contre on a zéro inspiration, alors on va ressortir nos partoches de cours en rajoutant des samples cyber, ça va être trop bien ! ». Même les samples électro-futuristes sont bidons en fait. Quitte à vouloir cyber-poutrer (i.e faire du metal) autant arrêter de faire son connard prépubertaire, s'acheter des couilles et faire du The Berzerker ! Mais non. Aujourd'hui ce qui marche bien c'est le Metalcore bignou alors c'est ce qu'on va faire. On prend une consonance électronique, et on s'applique à faire les plans les plus bateaux de toute la scène.
Histoire de rajouter un coup à l'auditeur qui a du goût (non parce-qu'il paraît qu'il y a des fans d'Attack Attack! pour de vrai), mettons un chant hurlé hardcore gay monocorde et un peu de paraphrasé suave à la Korn-Slipknot, au cas où on aurait pas compris qu'on veut voguer sur les trucs qui marchent ou ont marché. Sauf que voilà. Même si on l’interprète très bien, et même si on y met du sien à balle, à n'en point douter, le résultat est médiocre. Inferno nous sert là un album médiocre où tout est faux. Tout fait semblant d'être intelligent, inspiré, mais tout est en fait over trivial. J'espère qu'ils ont 14 ans. C'est vraiment dommage d'avoir un rendu dont l'impression finale est si négatif alors qu'on sent la volonté de recherche musicale. Seulement celle-ci donne l'impression d'avoir été fait dans le mauvais sens, comme si rien ne venait d'eux. Ca passe largement dans un groupe de Brutal Death qui veut juste faire un exercice de violence, de Black Metal qui veut chanter à son tour son amour pour Satan, dans un groupe de Grindcore qui veut faire rire, mais dans une scène déjà à la limite d'être chiante, se la raconter précurseur tout en le faisant très mal, c'est vraiment la loose. Une réelle volonté de faire les choses biens aurait du dépasser l'aspect de la prod' (qui est vraiment bonne, ça pas de soucis). Rien que la pochette faite sous paint avec un tricératops astronaute en même temps que l'espace comme fond fait over pitié. Et puis diviser son album en trois parties pour faire style, mais sans aucun impact réel sur la musique est lamentable. Se la raconter on est trop des gars cools on va les appeler, The Rise, The Fall et re The Rise, comme ça on étonne, me fait également de la peine. Et quitte à en rajouter on va appeler notre album attention : « the fall dans rise and fall of inferno sci-fi grind'n'roll » et on va même pas mettre de majuscule parce qu'on est soit des rebelles, soit des débiles. Vla le concept en carton.
Non mais en fait j'ai eu de la peine à écouter cet album. Me l'envoyer discrètement en promo avec un album de Grindcore histoire d'en tirer une chro c'était pas bien malin. Et c'est même pas un truc de merde drôle à démonter en chronique.
1.we are the romulans (intro) 01:51
2.CARTILAGO DELENDA EST 02:44
3.pituk kytup 00:18
4.EEL BOOTS AND THE CURSE OF THE SKINNY HORSES 02:04
5.CODENAME:RADARGIRL 03:04
6.MEET THE MEATBALLS 03:05
7.a maiden without irony pt.1 02:42
8.HALLS APOCALYPTUS 03:35
9.DEAD MAN WALKMAN 02:43
10.we are the samples 00:30
11.TUESDAY IS THE NEW MONDAY 02:51
12.in deep bogaard 01:38
13.a maiden without irony pt.2 01:22
14.CHARLY ZIPLOCK 03:22
