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Rubrique nécro #21 : Master, Sépulcre, Mutation, Ch'ahom...

03 nov. 2026 - Par Team Horns Up

Dans le sillage du jour des morts (2 novembre), Horns Up vous invite à découvrir sa nouvelle rubrique necro' comprenant les sorties marquantes de la scène death metal de ces derniers mois. Du mélodique, du technique, du death thrash... de quoi ravir tous les fans du genre. Bonne lecture à toutes et à tous !

 

Master | Atavistia | Sépulcre | The Scalar Process | Ch'ahom | Goat the Head | Mutation | Dissimulator | Revolting | Profanation

 

Master – Among the Seeds of Death
Death thrash – États-Unis / Tchéquie (Hammerheart Records)

Pingouin : Il y a de ces groupes de véterans dont on attend qu’ils restent sur leurs rails et c’est à peu près tout - position pas toujours facile à tenir car beaucoup de ces groupes finissent par tourner en rond... Et Master n’echappe pas entièrement à cette dynamique puisque la discographie du trio de Chicago relocalisé en Tchéquie n’est pas immaculée : à titre personnel je considère les deux premiers albums du groupe comme des classiques du death thrash, et le reste de leur oeuvre assez inintéressant - cela dit ca n’a jamais été complètement la catastrophe : dernier méfait en date, Saints Dispelled (2024) était un moment plutôt sympa.

Du coup je vous le dis d'emblée :  Among the Seeds of Death, sorti le 16 octobre sur Hammerheart Records, me touche par son efficacité et sa sincérité : sur « Twas Always a Plan », Paul Speckmann nous accueille avec un riff bien thrashy, bien années 80 sur fond de blastbeat, avec une énergie punk qui se dégage toujours des lignes de chant de la tête pensante du groupe, aux manettes depuis 83. 
L’équation death thrash n’a pas bougé d’un pouce pour Master, dont l’identité sonore est toujours marquée par ces guitares qui confinent au proto-metal extrême des années 80, les patterns de batterie impressionnants de Peter Bajci, qui insufflent à l'album un rythme de cavalcade permanente, et un chant d’écorché vif (« Injustice and Lack of Remorse »). À défaut de faire de son 16ème album une étape marquante de sa discographie, Master en profite pour nous rappeler ce que le genre leur doit.

 

Atavistia – Old Gods Awaken
Death metal mélodique / Folk – Canada (Blood Blast Distribution)

Michaël : Actuellement, le death metal mélodique voit deux courants bien différents se donner bataille : d'un côté, le retour sur le devant de la scène de groupes plus ou moins renommés (Children of Bodom, Gates of Ishtar ou autres Norther), et de l'autre des groupes qui prennent presque des allures d'hommages aux années 90/2000 qui pullulent, parfois pour le bon (comme le merveilleux album de Majesties), parfois pour le moins bon (on taira les noms), et parfois tout simplement pour jouer sur notre corps sensible de la nostalgie.

Atavistia joue très clairement dans ce dernier registre en continuant son bonhomme de chemin avec un quatrième album qui pourrait être décrit comme un mix du Wintersun et du Ensiferum des années 2000/2010. L'on retrouve tous les ingrédients forts de la scène mélodeath finlandaise, ou plutôt de la partie de cette scène qui glisse bien volontairement vers le folk. Parfois kitsch, parfois too much, souvent très fun. Sans être parfait, cet album viendra ravir les fans du genre en produisant des mélodies, des riffs et des choeurs à scander. Ce Old Gods Awaken est résolument un digne successeur du très bon Cosmic Warfare.

 

 

Sépulcre – Cryptic Temple of Otherworldly Abhorrations
Death metal – France (Invictus)

Sleap : Ceux qui suivent assidument la scène extrême française ne peuvent pas être passés à côté de Sépulcre. Cet énième projet de l’inénarrable Kevin (qui constitue à lui seul une bonne partie de la scène française des quinze dernières années) se place dans la continuité de ce qu’il faisait en solo dans Demonic Oath. Mais avec Sépulcre, le bonhomme n’est plus seul à la barre puisqu’il est aujourd’hui entouré de Léo (ex-Cadaveric Fumes) et du couple Jon/Hélène (ex-Skelethal). Ainsi, ce Cryptic Temple of Otherworldly Abhorrations a beau être un premier album, les musiciens n’en sont donc pas à leur coup d’essai !

Et sans aucun chauvinisme, je dois admettre que ce premier full-length de Sépulcre est d’une qualité irréprochable. Le missile central « Katabasis » et ses rythmiques blast, skank beat et même d-beat (!) s’annonce déjà comme un futur incontournable en live ! Mais ce caractère tranchant et accrocheur du riffing (« Abyssum Drakon » ; « Cryptic Temple… ») est habilement complété par un vrai travail sur l’atmosphère. Que ce soient les différentes couches vocales tantôt hurlées tantôt hululées (« Towards the Unknown »), les inquiétants interludes en guitare clean (« …of otherworldly abhorrations » ; « Darkness rules Supreme »), les nombreux effets d’ambiance (comme en ouverture d’album), le death metal de Sépulcre se fait beaucoup plus riche qu’auparavant. Chaque morceau a le temps de se développer et finit par prendre une véritable ampleur. Et à ce titre, il faut absolument saluer le travail d’enregistrement de Raph Henry et la production hyper solide de Jeremie Bezier (derrière certains albums de Lvcifyre, Necrowretch ou encore Possession). Ce son enveloppant met en exergue toute la densité et la maturité des compos, exemplairement sur « Darkness rules Supreme » et son final circulaire qui clôt l’album de manière totalement écrasante. À l’heure où la scène « cavecore » / « caverncore » chère au KillTown DeathFest peine à se renouveler, cet album de Sépulcre vient prouver qu’il est encore possible de faire un death metal qui allie riffing et atmosphère sans que l’un ne prenne le pas sur l’autre. Cocorico !

 

The Scalar Process – Agnomysticism
Tech Death – France (Transcending Obscurity)

Jérôme : Longtemps perçus comme les outsiders ou espoirs du tech death français, The Scalar Process, groupe de Besançon, revient avec Agnomysticism, un second album qui reprend les codes du premier, tout en y apportant une touche technique et atmosphérique encore plus présente. Le nom de la formation et le titre de l’album montrent que l’on va se trouver dans une position où le cerveau va compter presque autant que les oreilles. Leur musique est une merveille pour les fans de shred puisque inspirés par des groupes comme Fallujah, ils n’hésitent pas à faire de la démonstration de leurs talents de musiciens. Mais loin de moi l’idée de limiter cet album à des soli fort bien pensés. Bien au contraire, on a souvent l’impression d’entendre de nombreuses guitares, dont le rôle est de varier les harmonies et les ambiances (avec parfois du clavier) et de proposer une certaine profondeur avec une réverbération assez profonde qui tient les morceaux et les atmosphères comme sur « Illness ». Le morceau-titre de l’album est une bonne illustration de ce que The Scalar Process sait faire : arpèges, puis blasts puis partie d’ambiance, ils jouent sur les émotions et les sensations auditives, rendant l’ensemble très accrocheur. Bien sûr, être prêt à se faire bringuebaler est un prérequis pour rentrer dans cet album, et ce son si particulier, ses pointes aigues peuvent dérouter. Pour moi, ils confirment leur place de joueur majeur dans le game du death technique dans l’Hexagone et la place qu’ils ont prise sur les tournées de groupes majeurs comme Archspire, Rivers of Nihil ou The Zenith Passage prouve qu’ils ont une place à se faire.

 

Ch'ahom – Anthropic Rites of Sublimation
Black death – Allemagne (20 Buck Spin)

Pingouin : Deuxième album de Ch'ahom, groupe originaire d'Essen, dans le Nord-Ouest de l'Allemagne. Ca pourrait sortir sur Iron Bonehead mais non on est bien sur une sortie 20 Buck Spin, avec tout ce que ça implique en termes de qualité de production.

Le quatuor pratique depuis plus de dix ans un death black mystique et ésotérique, rempli de growls caveneux, de guitares dissonantes et de descentes de drums qui résonnent. On est entre Grave Miasma et Venenum, dans un territoire death metal où la texture du son enrobe les riffs d'une aura mystique : et c'est diablement efficace sur ce 2e album, Anthropic Rites of Sublimation, bien plus je trouve que sur le précédent, Knots of Abhorrence, sorti en 2023 chez Sentient Ruin Laboratories. On y retrouve une énergie chaotique, où chaque morceau est une sorte de spirale vers une autre dimension, à l'image de « Reign of Nohol ».

L'album prend pour concept les rituels et la culture des civilisations sud-américaines pré-hispaniques, sujet fantasmé et peut-être exotisé par le groupe... Mais le résultat, fruit d'une interprétation sincère, sonne convaincant. Les références aux musiques Inca et Maya (principalement des fills de tambours tribaux et des thèmes de flûte, comme sur le dyptique « Priests of Lik'in » / « Chosen of Lik'in ») ne sont pas superflues. Alors n'est pas Death Karma qui veut (car Ch'ahom n'a rien inventé avec son concept album sur la mort et les rites de passage), mais ce deuxième album est pour moi une réussite. A mettre entre les oreilles des fans de Belphegor et d'Azarath, de riffs midtempo et de solis en gammes mineures.
 

 

Goat the Head – Death by Default
Primal Caveman Death Metal – Norvège (Crispin Glover Records)

ZSK : Avec leur autoproclamé « Primal Caveman Death Metal », les Norvégiens de Goat the Head nous avaient fait bien délirer à la fin des années 2000, entre l’hilarant clip de « Darwinian Minions », leurs accoutrements variés et l’ultra groovy et efficace album Doppelgängers (2010). Il a donc ensuite été décevant de constater que le groupe avait mis plus de 10 ans à revenir, pour prendre une direction différente, un death plus « progressif » inspiré des virages de Chapel of Disease et consorts, pour Strictly Physical (2021) et Et Lokalsamfunn i Sorg (2023). Tout le fun s’était hélas envolé…

Il sera alors réjouissant et étonnant de constater que cette année, le groupe assume désormais faire un quasi retour aux sources, vers l’esprit de leur tout premier album qu’était Simian Supremacy (2007). Enfin musicalement surtout, Goat the Head ne semblant pas aller jusqu’à ressortir les peaux de bête. Avec une nouvelle fois une pochette très artistique, le groupe mené par des musiciens officiant également dans Thorns, Trelldom ou Atrox quand ils font du « sérieux » revient ici vers un death metal nettement plus primitif, qui sera carrément mixé aux mythiques studios Sunlight ! Pour Death by Default un album/EP (?) qui nous ramène donc pas mal d’années en arrière… à l’âge de pierre ?

Mené par le chant si particulier de Per Spjøtvold, seul reste musical de l’« ancien » Goat the Head sur les deux précédents albums, Death by Default balance donc 25 minutes de gras. Ça sera très bête, même si l’expérience plus subtile de Goat the Head acquise ces cinq dernières années rendra l’expérience préhistorique musicalement crédible. Mais ça tape, surtout pour des bourrineries primitives comme « Marok’s Lot », « Hungarian Finger » ou encore « Swedrosian Death March » et « Taexas » qui finissent ce petit album avec la bave aux lèvres. Les tempos varieront un peu (« Infernal Expulsion », qui porte mal son nom), mais Goat the Head se lâche et n’a clairement pas fait Death by Default pour montrer sa virtuosité. Reste à savoir si « bouc la tête » se fait juste plaisir ou va vraiment revenir dans les cavernes d’où il n’aurait jamais dû sortir pour évoluer.

 

Mutation – Esoteric Order of Debauchery
Death metal 80s – Suède (Hells Headbangers)

Sleap : Lorsqu’on accole les termes « death metal » et « Stockholm », on pense instantanément à la fameuse scène swedeath. Mais avec ce premier album, Mutation vient, pour notre plus grand plaisir, mettre à mal cette conception quelque peu étriquée. Ici, pas de Grave, Entombed ou autres Dismember, nous sautons à pieds joints dans la première vague des 80s. Un death metal ultra-primitif rappelant au contraire les premiers noms de la scène extrême suédoise (Morbid, Treblinka, Obscurity, Grotesque) mais aussi américaine : on pense évidemment à Necrovore mais aussi au Morbid Angel pre-Altars... (d’ailleurs le sigil cabalistique à l’arrière de la pochette ne trompe personne). 

Mais au-delà de ces influences manifestes, les compos de ce Esoteric Order of Debauchery sont d’une puissance à couper le souffle. Le riffing à la fois nerveux et tortueux se fait tout particulièrement vicieux dans les aigus (« Stygian Spheres » ; « Pestilent Whore ») et le tout est saupoudré de petits leads et soli délicieusement expéditifs et chaotiques (« Necromantical Holocaust » ; titre éponyme). Côté vocal, impossible de ne pas penser à Morbid Saint et surtout à Merciless en entendant ces hurlements rugueux et arrachés ! Tous ces ingrédients (notamment la basse !) sont admirablement bien mixés par l’un des frères Wikstrand (Enforcer) dont l’amour pour les 80s n’est plus à démontrer. Cela se ressent jusque dans la piste d’intro aux synthés qui transpire le Carpenter par tous les pores. Bref, ce premier full-length de Mutation se hisse sans conteste parmi les meilleures productions death old school de ces dernières années. Un véritable joyau de pur plaisir régressif 80s que le revival death suédois ne nous offre, selon moi, que trop rarement. 

 

Dissimulator – Artifice Dissolves
Death / thrash technique – Canada (20 Buck Spin)

Michaël : Après un très bon Lower Form Resistance, les Canadiens de Dissimulator sont de retour avec un album encore plus fort. Artifice Dissolves est un condensé de technicité, de death et de thrash comme cela fait longtemps qu'on en avait plus écouté. Dans un genre où il est aisé de se perdre, le groupe parvient toujours à trouver des riffs punchys et des rythmiques recherchées, sans jamais tomber dans l'ultra-technique pénible ou le progressif pompeux. Avec ce second effort, les Canadiens reprennent peu ou prou là où ils nous avaient laissé en 2024, tout en réussissant à se renouveler et même à pousser le curseur encore plus loin. J'en veux pour preuve les excellents titres « Robostrobos » et « Apophenic Rage » qui condensent parfaitement le savoir faire du groupe. Décidemment, les années passent et le Canada prouve qu'il est toujours aussi fort quand il s'agit de bien manier les manches...

 

Revolting – Supernatural Anthems
Rogga death mélodique – Suède (Xtreem Music)

ZSK : Si vous êtes amateurs de death suédois, il faut vraiment vivre dans une grotte tel le Goat the Head prime pour n’être jamais tombé sur un album de Rogga Johansson, stakhanoviste unanimement proclamé du genre avec ses 2465 projets et ses 65689 albums (très approximativement, j’ai pas recompté). Qu’en retenir ? Outre Paganizer, peut-être son projet le plus connu, je me suis toujours attardé sur Ribspreader, ainsi que Revolting qui nous intéresse aujourd’hui, avec son 10ème album (vrai compte, promis), Supernatural Anthems - sorti entre six autres projets du personnage cette année, au passage (et l’année n’est pas finie).

Et alors que Ribspreader égrène généralement un petit Bloodbath illustré de qualité acceptable, Revolting lui évolue dans une sphère plus mélodique, à la Evocation mais suivant aussi l’héritage d’un Edge of Sanity – malgré tout dans une ambiance de cimetière et de vieux films d’horreur, avec bien sûr un background swedeath HM-2 très attendu. Revolting restait sur deux albums assez moyens (Born to Be Dead en 2022, Night of the Horrid en 2024), corrects en soi mais sabrés par une production un peu pourrite. Et en cette nouvelle année paire je ne sais pas ce qu’a pris Rogga (et ses deux compères, Revolting étant un trio) mais Supernatural Anthems va se poser… comme un de ses meilleurs albums. Eh oui, on y croyait plus, ou on en avait pas grand-chose à fiche sans lui manquer de respect mais…

Rien de bien particulier dans ce swedeath mélodique, mais Revolting va tout simplement pondre un album juste très efficace et inspiré dans son genre, et surtout avec cette fois-ci une production dans le haut du standard du genre, ce qui fera presque toute la différence. En toujours une trentaine de minutes, Rogga va balancer un death suédois vite irrésistible, bardé de leads mélodiques vraiment classieux bien que redondants, en plus d’habituels riffs chaloupés bien gras et brutaux. Il y a toujours de quoi manger sur ces neuf tranches, et Supernatural Anthems porte bien son nom car il se permet même de proposer quelques hymnes, comme un « Those Who Never Lived » ou encore ce final parfait plus mid-tempo et très mélodique qu’est « The End so Near », entre quelques petites tueries (« Upon the Chopping Block », « The Dead Are Craving », « A Midnight Massacre »). S’il y a bien un album de Rogga Johansson à écouter ces dernières années, c’est bien celui-ci, et c’est une belle surprise !

 

Profanation – Ultra Noise Warfare
Death metal baston – France (Iron Bonehead Productions)

Caacrinolas : En très peu de temps et avec la simple démo Skull Crushing Violence, les français de Profanation se sont rapidement imposés comme l'un des nouveaux fers de lance de la scène extrême en France. Fort d'une réputation scénique acquise dès leurs tout premiers lives c'est bien naturellement que le groupe nous crache à la gueule Ultra Noise Warfare en guise de premier album.

Autant le dire d'emblée, si leur premier EP était déjà une bonne mandale, l'album lui est un véritable passage à tabac. Bien aidé par la mastering de Jaime Gomez Arellano (qui a pu bosser pour des groupes tel que Malthusian, Teitanblood ou encore Grave Miasma, excusez du peu...) Profanation nous éructe à la gueule une mixture acide teintée de haine et de dégoût pour à peu près tout ce qui est vivant. Rarement ces dernières années la France n'aura été témoin d'un tel déferlement de violence sonore. Mêlant à la perfection leurs diverses influences (Terrorizer, Nails, Revenge ou encore bien évidemment Repulsion) le quatuor n'en oublient pas pour autant leurs racines hardcore (gardées du temps de Worst Doubt notamment) comme nous le prouve l'intro de la très groovy « Realm of the Absolute » ou encore la bien nommée « Total Stomp ». 

Et c'est aussi ça qui fait la force de cet album, le coté très brut et primitif du premier EP a laissé place à des compositions bien plus aérées sans pour autant perdre en violence bien au contraire. 
A noter au passage un changement de line-up, Kevin Desecrator ayant autant de projets qu'un chat de vies c'est Stef Aertsen (Bones) qui a repris la seconde guitare et son intégration s'avère parfaite. L'alliance de toutes ces expériences nous donnent là un album qui s'avère presque trop mature pour un groupe qui n'a rappelons le, moins de quatre ans d’expérience, mais ça clairement Profanation n'en a rien à foutre, non eux ils sont là juste pour nous éclater la gueule, et nous sortir avec ce Ultra Noise Warfare l'un des albums de l'année ni plus ni moins. 

Tu aimes la violence? écoute Profanation. Tu veux te battre ? Ecoute Profanation. Tu veux une bande son pour pousser de la fonte ? Va à la putain de gym et ECOUTE PROFANATION.
Et n’hésite pas non plus à aller les voir en live, se secouer les esgourdes ça soulage, et les claques c'est toujours vivifiant. 

 

Également dans le radar de la Rubrique Nécro :

  • Un peu par surprise, Morgue a sorti un nouvel album, Herald the Dawn. Toujours très infernal, mais hélas un peu brouillon comparé à ses deux précédents méfaits.

  • Le vétéran Sarcasm est toujours là et a sorti un sixième album, Lifeforce Omnibound. Qui malgré lui finit par un peu trop donner dans du death/black mélodique "de boomer".

  • Le projet de geek texan Sallow Moth est décidement très productif et a encore sorti un full-length, Hydrophilus Brood. Mais ses aspirations progressives et légèrement expérimentales d'antan laissent maintenant plus de place à un brutal death assez gluant.

  • Autre retour inattendu : celui des Italiens d'Urna, treize (!) ans après leur précédent album. Et rien n'a changé chez les Sardes, pratiquant toujours leur funeral doom blackisé très éthéré pour The Great Jihad.